Dans le monde, quelque 60 000 plantes forment du bois, dont seules 3000 à 6000 essences sont utilisées. En Suisse, il s’agit seulement de 50 espèces de bois. (source : lignum.ch)
Les principaux composants du bois sont, en pourcentage de poids : environ 50 % de carbone (C), 43 % d’oxygène (O), 6 % d’hydrogène (H), moins de 1 % d’azote (N) et des minéraux. (source : lignum.ch)
31 % de la surface du pays est couverte de forêts. Selon la statistique forestière suisse, le taux de boisement en 2021 était de 48 % dans le Jura, 23 % sur le Plateau, 37 % dans les Préalpes, 24 % dans les Alpes et 50 % au sud des Alpes. (source : Office fédéral de l’environnement OFEV, Annuaire La forêt et le bois 2022)
Un tiers du pays est recouvert de forêts. Annuellement, l’augmentation de la superficie forestière équivaut à celle du lac de Thoune. (source : foretsuisse.ch)
Avec 5 millions de mètres cubes, on a récolté en 2021 4 % de bois en plus que l’année précédente. Comparativement avec la moyenne des années 2017-2020, il en résulte une augmentation de 3,5 %. (source : Office fédéral de l’environnement OFEV, Annuaire La forêt et le bois 2022)
Huit mètres cubes. Toutefois, seuls cinq de ces mètres cubes sont récoltés chaque année en Suisse. (source : lignum.ch)
Dans les forêts suisses, il existe environ 130 espèces d’arbres et d’arbustes indigènes. Les conifères représentent 2/3 du volume de bois, les feuillus 1/3. L’espèce de loin la plus fréquente est l’épicéa qui appartient au genre des pinacées (pinacea). Viennent ensuite le hêtre et le sapin, également de la famille des pins. (source : holz-bois-legno.ch)
En 2021, l’importation de bois et de produits dérivés représentait une valeur de CHF 6,37 milliards et l’exportation CHF 1,83 milliard. L’excédent des importations poursuit son augmentation. (source : Office fédéral de l’environnement OFEV, Annuaire La forêt et le bois 2022)
Depuis janvier 2022, l’importation de bois illégalement récolté est interdite en Suisse. L’Ordonnance sur le commerce du bois (OCB) qui est entrée en vigueur autorise uniquement les importateurs à introduire dans le pays des arbres légalement abattus et les produits de bois qui en sont issus. Afin de respecter l’OCB, les acteurs du marché concernés doivent attester qu’ils remplissent leur devoir de diligence et qu’ainsi, ils ont réduit le risque d’origine illégale à un niveau négligeable.
(source : magazine «l’environnement», 1/2022, www.ofev.admin.chl)
La forêt est très importante pour la biodiversité. Disposant de près de 124 associations forestières à différentes altitudes, de différents facteurs de situation et de formes d’exploitation spécifiques, la forêt suisse dispose d’une énorme diversité de vie. Plus de 25 000 espèces animales et végétales présentes chez nous (soit 40 % de toutes les espèces !) sont tributaires de la forêt comme habitat. (source : Office fédéral de l’environnement OFEV, Annuaire La forêt et le bois 2022)
Au cours de sa croissance, chaque arbre absorbe le CO2 de l’air. Le carbone (C) est utilisé pour la formation de la matière organique, l’oxygène (O2) est libéré dans l’environnement. Un hêtre de 25 mètres de haut libère chaque jour la quantité d’oxygène nécessaire à trois personnes pour respirer. Plus un arbre vieillit, plus sa croissance ralentit. Il absorbe également moins de CO2. S’il n’est pas abattu, il finit par mourir et se décomposer. Le carbone fixé se transforme à son tour en CO2 et sera diffusé dans l’air ambiant. Le cycle est donc bouclé. (source : lignum.ch)
La forêt et le bois sont d’importants réservoirs de CO2 : les arbres fixent le CO2 en grandes quantités dans le bois et le prélèvent sous cette forme dans la forêt, le transforment et le stockent parfois pendant des siècles. À cela s’ajoute l’effet dit de substitution du bois : partout où le bois est utilisé, une autre ressource (plus intensive en CO2) peut être économisée, dont le béton et l’acier dans la construction ou le pétrole et le gaz naturel pour la production de chaleur. (source : foretsuisse.ch)
En moyenne, un arbre absorbe 24,62 kg de CO2 / an (moyenne par essence), un mélèze par exemple 35 kg de CO2 / an, un pin environ 14 kg de CO2 / an. (source : ForTomorrow; deutsche Bauminventurbericht)
Si l’arbre est exploité et transformé en produits de bois, le carbone s’y retrouve piégé et y reste fixé pendant des décennies, voire des siècles. Ce type de fixation du carbone est le plus fréquent dans le secteur de la construction. Rien que dans la chaîne de processus du parc immobilier suisse, environ 85 millions de tonnes brutes de CO2 étaient fixées dans le bois au tournant du millénaire, et environ 45 millions de tonnes nettes après déduction de toutes les émissions inhérentes aux processus de fabrication. Cela représente l’ordre de grandeur des émissions annuelles suisses de gaz à effet de serre. (source : lignum.ch)
La planification à long terme fait partie du quotidien de la sylviculture et les arbres plantés aujourd’hui le sont pour les générations futures. Au rajeunissement naturel s’ajoutent des plantations ciblées. Celles de feuillus sont en augmentation (+ 9 %) en particulier sur le Plateau alors que les plantations de résineux avec 439 000 arbres ont diminué de 8 %. Davantage de feuillus sont plantés en raison du changement climatique et du bostryche. (source: ofs.admin.ch)
La production de bois de sciage, qui se monte actuellement à 1,25 million de mètres cubes, est destinée à 50-60 % au secteur de la construction. Suivent les palettes/caisses, l’exportation, les marchés de la construction, l’aménagement intérieur et la fabrication de fenêtres. Les résidus de bois sont employés pour la fabrication de papier et de matériaux en bois (dont les panneaux de particules). Ils sont aussi toujours plus importants pour la production d’énergie. Nombreuses sont les scieries qui produisent déjà la chaleur destinée à leurs propres séchoirs et aux réseaux de chauffage urbain, alors que les plus grandes entreprises sont actives dans la production d’électricité à partir de la biomasse. (source : holz-bois.ch)
Le changement climatique intensifie la pression sur les forêts. Il est donc judicieux d’accroître la diversité des essences avec des espèces d’avenir car les peuplements mixtes résistent mieux au stress et aux perturbations. Il est possible de gérer la composition des essences pendant la phase de rajeunissement. Selon l’IFN4, 92 % des peuplements sont rajeunis naturellement. Selon les observations de peuplements témoins, le rajeunissement naturel est souvent la meilleure solution d’adaptation au climat futur, bien que cela demande de la patience. (source : Office fédéral de l’environnement OFEV, Annuaire La forêt et le bois 2022)
À l’échelle mondiale, la matière première régénérable qu’est le bois est l’une des plus importantes et il n’existe pas (encore) d’alternative écologique. Près de quatre milliards de mètres cubes de bois sont récoltés chaque année sur la planète. (source : lignum.ch)